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Chaudenou |
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LA MAISON-FORTE de
Chaudenou Ce
qu’on appelait peut-être un peu prétentieusement dans les siècles
passés le Château de Chaudenou, parce qu’il était flanqué à
ses angles de quatre tours ou pavillons carrés, ne serait plus considéré
de nos jours que comme une simple ferme, si toutefois on peut admettre que
les indications fournies par la carte de l’état–major sont exactes. Cette
ancienne maison forte est située près du hameau de Lessenas, sur une éminence
adossée au flanc méridional d’un massif de coteaux de 305 mêtres
d’altitude. Elle domine au nord-ouest un hameau et le marais. De ce
point élevé l’on jouit d’une vue ravissante qui n’est bordée à
l’est que par la montagne du Mont-du-Chat ; au sud par le coteau de
l’Isle-d’Abeau, au dessus duquel on aperçoit cependant les cimes
neigeuses des Alpes dauphinoises ; mais du côté de Lyon la vue se
perd à l’horizon du paysage. Un
site aussi agréable devait nécessairement déterminer le choix de
l’emplacement du château à celui qui le fit bâtir. A
peu de distance, au nord-est, on remarque sur la crête d’un côteau les
vestiges du château de Roche-Vieille, dont nous aurons un jour
l’occasion d’entretenir nos lecteurs. Ancienneté
de Chaudenou Un
voile épais nous cache l’origine de ce château. Sa massive
construction indique cependant qu’il a été bâti à une époque fort
reculée ; mais les tours datent seulement du commencement du XVIIe
siècle. Pour
l’étymologie de ce nom, si l’on consulte le Glossarium de Du
Gange, on peut supposer que Chaudenou forme un nom composé : Calma,
qui du latin du moyen-age se traduit en français par Chau et
signifie terrain en pente et Dun, mot celtique d’origine grecque
qui veut dire coteau sablonneux ou hauteur dénudée. Down en
anglais et Dune en français. Il y a dans les Hautes-Alpes des
localités appelées Chaudun et Chaudon dont l’étymologie
est la même. Dans
les divers documents que nous avons compulsés aux archives de l’Isère,
on trouve le nom de Chaudenou écrit sous diverses formes : Chaudenoud,
Chodenoud, Chaudenou, Chodenoz. Cette
maison-forte, après avoir originairement fait partie du mandement de Crémieu,
avant qu’il eut été démembré, appartint ensuite au mandement de
Saint-Romain, quoiqu’elle soit très éloignée de cette commune. Comme
le mandement de Saint-Romain dépendait du fief d’Anthon, le possesseur
de Chaudenou était tenu de rendre hommage au seigneur d’Anthon, qui
avait ainsi un droit de supériorité sur cet arrière-fief, de même que
sur toutes les terres de St-Romain où il possédait aussi un château. L’origine
de cet assujettissement de Chaudenou et du mandement de St-Romain remonte
en 1315. En
effet, par un acte du 2 février 1315 daté du Chuzelle, le dauphin Jean,
comte de Vienne et d’Albon, seigneur de la Tour-du-Pin, fit un échange
avec Louis seigneur d’Anthon, fils de feu Aymar, en son vivant, aussi
seigneur d’Anthon et de Loyette, et de Marguerite de la Croix ou de
Ste-Croix, celle-ci agissant pour le compte de son fils, alors sous sa
tutelle, céda au dauphin le château de Péroges en Bresse avec tout son
mandement et sa Juridiction. En
compensation, le dauphin céda à Louis d’Anthon la maison-forte de
St-Romain, près de Crémieu, le Pont-de-Chéruy avec son fort et son péage,
plus les lieux et paroisses de Tigneu, de Jameyzieu, de Saint-Romain,
avec tous les moulins, droits de chasse et étangs que le dauphin y possédait ;
mais il se réserva le droit de fief supérieur et l’obligation de lui
rendre hommage. Le
petit fief de Chaudenou était donc compris dans la cession du dauphin,
mais cela doit s’entendre seulement dans le sens du dominium ou
le fief supérieur comme il vient d’être dit. Cet
échange fut confirmé, sans que nous puissions en expliquer le motif, par
le dauphin Henri, évêque de Metz, régent du Dauphiné, le 5 janvier
1324, probablement parce qu’il avait des droits personnels sur une
partie du fief d’Anthon. Nous
devons dès à présent informer le lecteur que le plan primitif de cette
notice comprenait une étude historique sur les seigneurs d’Anthon que
se sont succédés jusqu’à l’époque révolutionnaire. Quand le
travail fut achevé, il nous fut facile de reconnaître que son ampleur
exigeait qu’il fut restreint à Chaudenou seulement. Les
seigneurs de Chaudenou Pierre
de Veyra Le
plus ancien possesseur de cet arrière-fief qu’il nous a été possible
de découvrir est noble Pierre de Veyra, dont le nom, comme celui de ses
descendants, est différemment écrit : Vaire, Veyras, Vera, Verre,
Veyle, Veraz, Veyre et Vert. Ce
Pierre de Veyra avait peut-être des liens de parenté avec Alayse de
Veyras, femme de Guillaume de la Balme, qui possédait le château de
Pusignan en 1420-1430. La similitude de nom pourrait le faire supposer,
mais plusieurs historiens de la bataille d’Anthon ont transformé en Varax
le nom d’Alayse de Veyras, orthographié ainsi dans des lettres patentes
du roi Charles, datées de Saumur le 7 mars 1430 (1431 n.style). Bergus Extraits
du courrier de Bourgoin vers 1896
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Couples qui partez deux à
deux, Docteur A.M., CHAUDENOUD, 16 juillet 1924. |
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